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Commune de Gon Boussougou (Burkina Faso)

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Burkina Faso Pays d'Afrique noire (13.6 millions d'habitants) : le pays des hommes intègres qui a su garder vivantes et actuelles sa culture et ses traditions, comme ses valeurs basées sur l'hospitalité et le respect de l'étranger. Gon Boussougou est à 150 km au Sud de la capitale Ouagadougou. Lors de nos séjours nous avons approfondi notre connaissance du village, par l'échange avec les autorités locales, les associations, les amis, les enseignants. Gon Boussougou devenu commune en 2006 est en perpétuel mouvement. 

Carte d’identité du département

Gon Boussougou est une des nouvelles communes, créée en 2006 dansle cadre de la mise en place de la décentralisation au Burkina Faso. Elle était depuis 1984 un des sept départements que compte la province de Zoundwéogo (avec ses 29 villages). Elle compte 48 700 habitants (60% a moins de 20 ans, 45% d'hommes et 55% femmes), 755 km², 74 hbts /km². Pour s'y rendre, il faut emprunter une route bitumée et terminer par de la piste, en direction du sud-est à partir de Ouagadougou. L'altitude varie de 250 à 300m. Gon Boussougou centre comprend son marché, ses écoles, son lycée, son dispensaire, sa mairie, son église, sa mosquée, au milieu de champs de mil, d'arachides, de manguiers, de baobabs, et de nombreuses concessions de cases traditionnelles, qui côtoient des cases plus modernes, et de nouvelles constructions en pleine expansion.. Des services de l'Etat sont présents et des services de la commune : Police nationale, administration générale, environnement, santé, action sociale, agriculture, élevage, enseignements primaire et secondaire, une zone d'encadrement et d'animation coopérative, conduits par plus de 60 agents.

Situation culturelle et socio-économique de la région

le Burkina Faso est peuplé par une soixantaine d'ethnies, dont Les Mossis sont l'ethnie majoritaire. Les Bissa représentent l'ethnie dominante dans la commune de Gon Boussougou suivi des Mossi et des Peulh. De religion catholique ou musulmane, les Bissa restent très imprégnés de l'animisme (Musulman 57%, Catholique 16%, Animiste 16%, et Protestant 2% - source étude GB 2007). Les types d'habitation sont des cases rondes traditionnelles regroupées ou tantôt clairsemées, recouvertes de chaume tressé. Le centre ville de Gon Boussougou est construit de maisons rectangulaires, recouvertes de tôles. Il regroupe le marché et les principales activités commerçantes, la mosquée, l'église, l'école, le centre de santé et la Préfecture. L'eau courante n'existe pas mais une nappe phréatique suffisamment abondante a permis la mise en place de forages auprès desquels la population du centre ville peut s 'approvisionner (11 puits et 14 pompes à motricité manuelle). Mais certains habitants de la commune, dans des villages plus excentrés doivent aller puiser l'eau dans des marigots souillés, prédisposant aux maladies. L'électricité est aussi absente à l'exception de quelques groupes électrogènes pour le centre ville et les familles les plus riches. Un projet d'électrification est en cours pour 2011/2012. Les activités importantes sont l'agriculture, l'élevage et la pêche. 56% de la superficie de la commune sont occupés par l'agriculture. La pêche existe depuis la mise en eau du lac de Bagré, lac qui par ailleurs fournit 40% de l'électricité de Ouagadougou. On recense 3 plans d'eau (Boussougou, Zourmakita et Bagré). On note une forte émigration des habitants de Gon Boussougou notamment les jeunes vers Ouagadougou ou vers l'Étranger (Italie notamment). Le salaire moyen mensuel d'un instituteur est de 100 000 FCFA (150€).


Une situation scolaire préoccupante à GON  BOUSSOUGOU

  • L’école au Burkina Faso

Le taux de scolarisation est estimé à 36% au Burkina Faso pour l'école primaire (29% pour les filles), Le taux de scolarisation pour le secondaire (collège) n'est que de 8% (6% pour les filles), Des classes surchargées, des enseignants peu qualifiés et des écoles sous-équipées disposant d'un matériel pédagogique insuffisant sont encore la réalité de ce pays. Ce taux progresse, les résultats du recensement permettront de le préce taux de scolarisation est estimé à 36% au Burkina Faso pour l’école primaire (29% pour les filles), Le taux de scolarisation pour le secondaire (collège ..) n’est que de 8% (6% pour les filles), Des classes surchargées, des enseignants peu qualifiés et des écoles sous-équipées disposant d'un matériel pédagogique insuffisant sont encore la réalité de ce pays.

  • Une situation scolaire préoccupante à Gon Boussougou

Les infrastructures sont toujours insuffisantes pour la commune, notamment en écoles primaires dans certains villages, et en collèges, lycées. Pour la commune de Gon Boussougou un seul collège lycée de 823 élèves, 11 classes (70 à 100 jeunes/cl pour le collège), et depuis 2006 une classe de seconde, première et terminale littéraires (30 à 14 élèves). Le coût par an de la scolarité est environ de 40€. Un gros manque de places fait que plusieurs enfants ne sont pas admis en 6ème, des cours du soir pallient en partie ce déficit (60 enfants en 6ème). Depuis 2010 un nouveau collège financé par la commune est en cours de travaux dans el village de Médéga, et un nouveau collège privé à Gon Boussougou centre vient d'ouvrir en 2010. Il y a actuellement 33 écoles publiques sur la commune de Gon Boussougou représentant plus de 90 classes (de CP1 à CM2) pour plus de 6500 enfants scolarisés (42% des enfants scolarisés –estimation directeur des écoles). A Gon Boussougou centre (9500 habitants), il existe maintenant cinq écoles : 2 publiques de 3 classes, 2 écoles normalisées (6 classes) dont celle construite grâce aux fonds de la Case d'Alidou, 1 privée à 6 classes. Alors que seul 1 enfant sur 3 fréquente l'école, certaines salles surchargées comptent encore plus de 100 enfants par classe. L'école du centre, qui au démarrage de la Case d'Alidou était une école publique avec 6 classes, a été progressivement reprise depuis 2002/2003 par la Mission Catholique, et est devenue entièrement privée. Le coût d'accès à l'école privée est plus élevé pour les familles. Cette évolution de l'école du centre, et l'insuffisance de classes a conduit en 2004 à construire une nouvelle école de 6 classes financée par la Case d'Alidou Un autre problème important est le « retour de l'analphabétisation ». Des enfants sont scolarisés quelques années, puis ne peuvent plus fréquenter l'école faute de place ou de moyens. Sans livres ils perdent leurs acquis.

Une association des femmes très active

Plus de 1000 femmes sont adhérentes à l'association TIKUMA qui gère 72 groupements avec diverses activités qui leur apportent un petit travail: Ex dolo, karité, maraîchage, huile d'arachide, restauration Chaque activité a sa responsable. Un travail important de sensibilisation est fait sur la santé, l'éducation, avec en 2008 des actions de sensibilisation sur le SIDA, projection de film, représentation théâtrale sur la nutrition. L'association aide aussi pour des crédits de mise en place de micro projets et pour la formation (30 femmes). Elles font des travaux communautaires rémunérés. Elles parlent de leurs problèmes ensemble, leur économie familiale, la scolarité des enfants , la polygamie, la contraception, le SIDA … Moyenne nationale par femme : de 4 à 5 enfants, Mariage en moyenne à 17/18 ans pour les femmes.

La santé dans le département de Gon Boussougou

L'aire de santé aujourd'hui couvre 16636 habitants, et regroupe 6 villages avec 1 dispensaire à Gon Boussougou plus des PSP (postes de santé primaire) où les infirmiers se déplacent en itinérants. Il n'y a pas de médecin sur leur secteur Le dispensaire actuel est très insuffisant en locaux (salle de soins en mauvais état, pas de salle de vaccination dédiée, pas de latrines ..), en matériel (panneaux solaires volés, matériel insuffisant..), en personnel, ils sont 4 (2 infirmiers, 1 accoucheuse, 1 agent santé) assurant un service 24h/24, avec une moyenne de 1200 consultations par mois, près de 800 accouchements attendus par an, auxquels se rajoutent la pesée des nourrissons (150 à 200 enfants par mois), les consultations prénatales, les vaccinations ... Les pathologies les plus recensées sont : Paludisme, affections respiratoires, diarrhée et ORL. Toutes les consultations, médicaments, chambres sont payants. Il y a une pharmacie rattachée au dispensaire avec des médicaments génériques, mais également 3 pharmacies privées à Gon Boussougou. Le problème récurant évoqué est la vente des médicaments « trafiqués » sur le marché. Une ambulance est disponible depuis juillet 2008 financée en partie par la case d'Alidou. Depuis 2009 un nouveau projet de dispensaire (180m²) est en cours, co-financé par la Case d'Alidou et la Mairie de Gon Bousssougou (budget de 28000€). Il va ouvrir au cours du printemps 2011. Avec un nouveau bâtiment, cela permettra de meilleures conditions de travail, et aussi une demande sera envoyée par la commune pour passer d'un CSPS centre de santé et de promotion sociale à un centre médical CMA. L'Etat apportera sa contribution avec l'affectation d'un médecin, et d'une sage femme, la création d'un laboratoire d'analyses sera possible … améliorant ainsi les conditions d'accès à la santé pour la population. Egalement une nouvelle maternité est en travaux financée par des projets en lien avec les migrants Bissa vivant en Italie.

 Une évolution dans l’organisation administrative au Burkina Faso

La décentralisation se met en place au Burkina Faso, depuis les élections municipales du 23 avril 2006, le maire est le maire du Département pour les 48 700 habitants (durée du mandat 5 ans). Le conseil municipalcomprend 2 personnes par village et il y a au total 59 membres dont 18 femmes. La Région s'est ensuite installée avec 2 élus par commune dans cette assemblée. Les Conseils Villageois de Développement mis en place fin 2007 ont pour objectif l'élaboration et mise en œuvre du plan communal de développement. Les prochaines élections municipales auront lieu en 2012. Le budget de la commune est en pleine évolution, en 2010 il est de 105 000€ en fonctionnement et 160 000€ en investissement . L'électrification de Gon Boussougou est en projet, l'étude de faisabilité avait été réalisée en 2008, la réalisation « devrait » intervenir en 2011 2012 avec un financement provenant de la banque mondiale, l'Inde et le gouvernement burkina bé.


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